FAIRE TOUJOURS LA MÊME CHOSE

Trois nuits de Février 2019

Vous savez, je suis de ces amateurs qui se plaisent à trouver, dans leur domaine de prédilection, des choses rares : je lis avec plaisir Le Prisonnier de la planète Mars de Gustave Lerouge, comme j’écume les bacs des disquaires à la recherche d’un projet parallèle de [insérer ici le nom d’un guitariste de metal symphonique].

C’est dans cet esprit de chasseur de trésors, que je me suis dit, cette fois je vais creuser à Shimo-Kitazawa. Comment, votre Youtubeur préféré n’a jamais évoqué Shimo-Kitazawa ? Vous n’en avez pas entendu parler sur Arte ?

Shimo-Kitazawa est, après Koenji, mon second quartier préféré de Tokyo. Et il l’est devenu dès mon premier séjour à Tokyo, depuis ma première visite diurne – c’est assez rare pour le souligner. Alors que j’avais été entraîné dans un rituel, attendez, je vous raconte…

Shimo-Kitazawa, est un ilot flottant entre les quartiers du centre de la mégalopole. C’est un endroit où, pour s’y rendre, il faut comprendre le circuit curieux des lignes qui ne sont ni le métro, ni le train. L’arrêt Shimo-Kitazawa n’est accessible que de temps à autre, sur une ligne connectée à aucune autre. Une de ces lignes donc, qui ne fait pas le grand tour des quartiers fameux (la JR). Elle est rose, elle va on ne sait où et parfois s’arrête à Shimo-Kiazawa.

Shimo-Kitazawa, ce sont des rues courbées et tortueuses, qui montent et qui descendent, remplies de friperies aux vitrines ornées de crânes de morts. J’étais là, à passer d’une boutique à une autre en cherchant les vêtements les plus violets possibles, lorsque soudain : disharmonie ! Des dizaines d’enfants surgirent de nulle part avec leurs voix dissonantes. Ils avaient tous sur le visage des masques rouges à moustaches blanches et dans leurs chœurs criards, distribuaient des sachets de cacahouètes aux passants qui se trouvaient sur leur chemin. Je fus obligé de saluer rituellement la gamine qui m’offrait ainsi des arachides. Je remarquai que les autres promeneurs étaient ravis et se mettaient à suivre les enfants. Je décidai d’en faire autant, un peu machinalement, replongeant dans mes pensées sur le fait que la culture japonaise n’est qu’une grande messe noire sans fin.

Le bruit autour de moi était de plus en plus assourdissant à mesure que venait se greffer une population de plus en plus nombreuse au cortège de base. On avançait à présent lentement dans les ruelles qui avaient du mal à supporter une telle masse d’êtres, adultes, enfants et aussi chiens, dont certains, bichons ou caniches, arboraient eux aussi le masque rouge à la figure sévère.

Finalement, on entendit plus rien ou on entendit trop, mes oreilles ne surent quel parti prendre : une explosion de tambour déboula d’une perpendiculaire et une procession de bonshommes en tenues traditionnelles mauves, vertes ou bleues, suivit d’un char sur lequel trônait le visage géant, toujours rouge et moustachu, s’ajouta encore à la masse compacte.

Une explosion de hurlements ignobles s’échappa du gosier de chaque personne présente. Alors, d’une dernière ruelle, s’avança un grand homme mince et rouge à la démarche mécanique – probablement un acteur monté sur échasses, mais comment en être sûr ? Il pénétra dans la foule qui continuait d’aboyer et fit un large geste. Du centre de la cohue, des cacahouètes volèrent de tous côtés comme autant de dangereuses météorites. J’en reçus une en plein front qui me fit affreusement mal et regretter amèrement de suivre des inconnus masqués.

Vexée, il me fallait ma revanche sur Shimo-Kitazawa.

Je vais vous ennuyer avec mon obsession des clubs de rock, mais on ne saurait imaginer à quel point c’est littéraire, un club de rock. Ce sont des petits romans complets, avec personnages truculents et, pour peu qu’on prenne le temps de la déceler, souvent une intrigue s’y fait-elle discrète.

Je ne me souviens plus du nom du club dont je vais vous parler, qui est composé d’une série de chiffres, et qui, de toute façon, ne vous servirait de rien car vous ne parviendrez pas à trouver l’endroit. En suivant les indications sur mon smartphone, j’ai tourné pendant une heure entre quatre rues autour d’un Starbucks avant de me rendre compte que c’était là, là, au sous-sol d’une station essence morte de calme, au milieu de laquelle un vieux pompiste récure des essuie-glaces.

On descend un escalier en colimaçon et le silence règne toujours. En bas, on se retrouve face à un jeune homme derrière une table chargé de collecter l’écu qui donne accès au passe-droit. Mais attention, il faut choisir soigneusement ! Comme dans les meilleurs labyrinthes, deux voies s’offrent à nous, menant vers deux portes. Deux clubs différents. Je choisis de suivre mon idée de départ. Un papier collé sur la porte indique en anglais « Valentine’s Day Heartbreaker »…

Je pousse le battant, et oh ! Quelle idée d’aménager l’entrée juste devant la scène. Un grand gugus aux cheveux si longs qu’ils touchaient quasiment ses pieds, dans une sorte de costume traditionnel mongol vocifère son trash metal en sautant partout sur les tréteaux de la petite scène. En face, électrisé par le concert, personne. Il faut dire que nous étions peut-être un lundi ou un jeudi, pas en période de vacances, période qui de toute façon n’existe pas au Japon.

Allez, je suis cruel, personne dans l’arène devant la scène, mais entre le bar et la table de mixage, il y a cette adolescente toute sourire qui expérimente peut-être sa première soirée dans un club, une poignée de mecs bedonnants habituels, et, elle. Femme anachronique qui fume près d’une enceinte, à la coupe blonde dans un manteau de fourrure léopard. Elle est glaciale, hautaine, mais daigne porter un regard qui ne saurait sourciller vers les trash metalleux qui s’égosillent un peu tout seul sur leur scène. Impossible de l’identifier tout de même comme une amatrice de guitares lourdes. Et, quoi que ces messieurs vont et viennent en causant, leurs bières à la main, ils passent devant cette espèce de mannequin qui enchaîne les cigarettes, sans oser la toiser, tandis qu’elle ne bougera pas d’un pouce.

Mais le plus surprenant reste à venir. Alors que je finis par me prendre d’affection pour ce chanteur hurleur et sa gigue du tonnerre somme toute bien maîtrisée, et que je mate le concert sans trop faire attention à mon environnement, ce n’est que lorsque le groupe a terminé son set que je me rends compte de la disparition de la femme fatale. Je tourne la tête en direction de l’enceinte devant laquelle elle était restée plantée : personne. Je replace mes yeux devant la scène : cette fois ce sont les trash metalleux qui se sont fait la malle, directement remplacés par… Non, c’est impensable, pas dans un club de rock, pas lors d’un programme Heartbreaker où l’on veut s’en mettre plein la tronche à coups de gros riffs… Il y a… Un chanteur de disco.

Alors, lorsqu’on fréquente les clubs japonais, je l’apprendrai à mes dépens, il faut savoir apprécier le second degré inhérent à la culture japonaise. Les musiciens de clubs savent qu’ils ne seront jamais à la hauteur de leurs idoles, quel que soit le genre de musique qu’ils pratiquent. Ils savent aussi que faire quelque chose d’approchant, ce serait humiliant pour eux, et que ça manquerait de respect aux vraies gloires de la musique populaire. Alors ils choisissent délibérément de se transformer en parodies vivantes. La parodie a le droit de reprendre les codes de ce qu’elle veut singer, mais avec une distance qui ne permet pas de laisser croire qu’elle cherche à égaler son pendant « sérieux ». Quatre-vingt-dix pour cent des groupes japonais en clubs exécutent du rock parodique, du boggie parodique, du blues parodique, de la fusion parodique, etc. et ainsi ne perdent pas la face. Mais laissez-moi vous conter que, lorsqu’il s’agit de disco… c’est moi qui aie l’impression de perdre la face !

Cheveux permanentés en coiffure afro : check. Lunettes de soleil ringardes alors qu’on y voit déjà pas grand-chose dans cette cave : check, bien sûr, c’est la base. Énorme chaîne dorée clinquante : check. Costume à paillettes : check. Popotin remuant : check.

Il faut comprendre à quel point ce disco-man là était un punk. D’abord, il chantait tout seul au milieu d’une scène encombrée des basses, guitares et batteries des autres groupes. Son accompagnement musical à lui étant une bande enregistrée passée par le DJ. Ensuite, rien à foutre, je vous fais une version de dix minutes, infinies, de « YMCA ». À la fin de cette performance à la limite du supportable pour le public, nouvelle appariation depuis la batterie en arrière de la scène – elle avait du se contorsionner pendant tout ce temps où elle attendait de surgir. Rien de moins qu’une princesse de l’espace en tenue très très moulante, beige claire, qui ne laisse pas juste deviner les aspérités de son entre-jambe. Elle a beaucoup de paillettes sur le visage, saute encore plus haut que le metalleux de tout à l’heure, et nous fait moult sourires et grimaces débiles et… attendez une minute ! C’est elle, c’est la femme fatale aux cigarettes !

Comme le bar s’est un peu rempli de « cœurs brisés de la Saint Valentin », si j’ai bien compris le concept (bien que le lien entre l’amour déçu, le trash metal et le disco reste à prouver), la princesse de l’espace s’en va chercher parmi les buveurs deux dames qui, pour sauver leur dignité, auraient mieux fait de choisir un autre salon de thé. Une fois tout ce monde bien à l’étroit sur la scène, les deux pauvres amies, aussi gênées dans l’espace que dans leurs cœurs (brisés, donc), doivent apprendre une petite danse disco pour accompagner le prochain morceau. C’est bien simple, il y a trois mouvements des bras à faire en boucle, vous madame vous vous mettez là, vous, ici et attention ça va commencer.

Le deuxième morceau, c’est « YMCA ». Pendant dix minutes. Hum… Je crois voir où le diable veut en venir.

Tandis que le disco-man s’époumone à chanter en boucle le même refrain, que les deux bonnes âmes moulinent dans le vent la honte de leurs vies, la princesse de l’espace, dans une toute autre composition que « je me tiens droite comme un I en fumant si bien que j’ai l’air d’une statue », fait le poirier, le poirier tournoyant même, et le grand écart, au milieu de l’assistance, prend par la main les messieurs bedonnants pour les entraîner dans une ronde de fête de place de village (martien).

Peut-être, d’ailleurs, confonds-je. Sa performance ès gymnastique a pu avoir lieu lors de la troisième reprise de « YMCA », la version de vingt minutes. Et pendant tout le concert, les deux dames de gentiment continuer à gigoter.

Heureusement, tout à une fin, les lumières se rallument.

Mais la boîte aux illusions magiques n’en a pas terminé avec les distorsions de la réalité. Juste le temps de prendre une bière que… la femme fatale a réintégré sa place. Tout comme avant : manteau de fourrure et sans paillettes. C’est à croire que… mais non, il s’agit bien de la même personne. Il y a toutefois plus angoissant. Peu à peu la porte d’entrée déverse un défilé de vieux hommes en costumes-cravates, ce qui, en Asie, ne présage rien de bon. Soudain, nous naviguons dans l’odeur âcre des comptables sexagénaires. Ils se comptent par dizaines, peut-être par centaines. Est-ce que… Oui, c’est à craindre… Les voici !

Deux idoles. Deux petites de quinze ans maximum. Quel amateur je fais ! Ça m’est pourtant tellement arrivé, ces dernières années ! Me voilà à nouveau piégé dans un concert d’idoles ! Cet assemblage de vieux dansant devant deux gamines criaillant, c’est à vous donner des frissons.

Plein de morgue et de dégout, je détourne les yeux du spectacle que je commence à trop bien connaître. Et mon regard de tomber sur l’adolescente toujours présente, toujours souriante, plus encore même. Ses pupilles brillent comme des diamants. Serait-elle fan ? Y aurait-il, pour ces deux pauvres chanteuses jetées en pâture, une salvation possible. Le regard pur et pétillant d’une fille de leur âge. Je suis le seul, dans les ténèbres du club, à l’avoir décelé. Or, c’était un regard précieux.

Après la performance, vient le temps des cadeaux. Le manager des deux idoles, petit bonhomme ridicule aux lunettes carrées, arrange les grands pères à la queue leu leu. À l’extrémité de la file, contre le mur, comme pour une exécution, les filles. Eh bien, on peut dire qu’ils n’ont pas été radins les admirateurs : ça rivalise de sacs et de paquets aux couleurs des plus célèbres galeries marchandes de Tokyo. Le jeu en vaut la chandelle, car plus l’offrande est volumineuse, plus le manager autorise à rester longtemps en compagnie des petites. Certains ont leur préférence, et n’offre de joyaux qu’à une seule fille du duo. Tous ont le droit à des photos. Si Michel Houellebecq avait été là…

Bon, pour une soirée rock, on peut dire que c’est raté ! Shimo-Kitazawa : 2 / Aurélien : 0.

Ce soir, j’essaie une institution ! Plein centre de Shimo-Kitazawa, pas possible de la louper : le Rockaholic. Il y a rock dans le titre. Et effectivement, il y a rock dans la place. La barmaid offre des bières et des clopes, ça c’est rock. Il faut payer trois-cent yens pour déposer ses affaires dans un casier metallique, ça c’est rock.

On retrouve chez nombre de groupes qui joueront ce soir, un aspect plus ou moins prononcé pour le parodique, selon l’âge des musiciens en fait. Les plus aguerris, Zeze Haha, qui jouissent d’une réputation vraiment importante dans le milieu indé, endossent complètement leurs rôles de clowns : c’est qu’ils ont la quarantaine, la maturité. Leur musique, c’est du rock vraiment standard, mais leur show, c’est à base de pas de danses ratés, de manque de coordination voulue entre le chanteur et les musiciens ce qui lui fait perdre toutes les occasions d’être cool (les « one two three » jamais suivis), il y a même ce guitariste sosie de Kojack qui essaie d’enfiler un gant de plastique sur son crâne chauve pour se le faire éclater à coup de marteau rigolo, et qui ne parviendra qu’à se blesser. Du reste, le public qui est surtout venu pour les voir (des femmes d’âge mûre pour la grande majorité) bouge en cadence. En buvant un verre avec eux, ils continuent avec moi leur rôle de joyeux drilles, m’offrent des CDs, m’expliquent que Zeze Haha c’est l’onomatopée lorsque tu te fatigues en courant.

Mais est-ce rock ? Kiss aussi a ses gimmicks de clowns, mais ils ne cherchent pas à faire rire. Là, la musique compte peu (j’ai écouté leur disque, une fois ça suffit, bien que je ne doute pas que les paroles soient truffées de jeux de mots inaccessibles), c’est simplement une façon de déconner, je suppose.

Du côté des jeunes, il y a des références ultra claires. Bien qu’ils tentent des grimaces, ils n’osent pas aller vers la parodie, et sont plutôt touchants. Des types à peine légalement adultes (donc qui peuvent entrer dans un bar) reproduisent les mouvements félins de… Elvis ! C’est-à-dire du siècle dernier. Je sais que les jeunes se passionnent souvent pour l’Histoire, les pharaons ou Charlemagne, mais là, sortir la momie Elvis à dix-huit piges !

C’est tout le problème, encore une fois, du rock japonais. Alors que les Chinois plongent dans des transes ultra sensibles, avec des chanteurs qui paraissent toujours sur la brèche, qu’ils utilisent des instruments ou des mélodies de leur folklore pour réinventer une musique moderne à base de rock (mais qui n’en est, en fait, pas), les Japonais, bons élèves, appliquent à la perfection de leurs doigts rapides les gammes blues standards. Ils jouent du rire et du sourire parce que l’émotion, connais pas. (Alors même que les émotions sont exacerbés dans leur littérature, mais ce n’est pas un art de la représentation, plutôt de l’introspection). Donc, ces jeunes gars font du Elvis, du Beach boys, du Beatles, du plus classique des classiques, car tout le reste n’est que fioritures. Enfin, ils composent leurs chansons d’Elvis. Presque pareil, mais ça vient d’eux-mêmes, quand même.

Un groupe me plaît, et j’aime son nom : Virgin Crab Band. C’est trois mecs qui chantent des hymnes au chocolat et aux gonzesses. Ils performent devant un parterre de fans plutôt disséminé, mais de hard fans tout de même. Collées à la scène, une dizaine de quinquas revivent les années quatre-vingt (de leurs adolescences) – c’est sûr qu’en jouant une sorte de rockabilly, on n’attire pas les pépettes des night clubs, mais qu’importe ! Le batteur surtout déclenche toutes les pâmoisons, avec sa chemise hawaïenne ouverte, sa tignasse folle et ses mimiques qui traversent un visage angélique de dix-neuf ans.

À la fin de leur set, alors que l’on cause un peu, les dames improvisent une file indienne devant lui exactement comme les admirateurs d’idoles de l’autre soir. Elles sont chargées de présents, dans des gros sacs de galeries marchandes (mais que lui offrent-elles ? Des lampes de chevet, des mixeurs ?). Est-ce que c’est rock d’être le petit neveu gâté d’un groupe de bourgeoises ? Mais je crois qu’on finit par ne plus se poser la question. Du reste, je trouve ce type particulièrement sympathique moi aussi (pour lui, il n’y a que Mitch Mitchell, le batteur de Jimi Hendrix, les suiveurs n’existent pas), ainsi que les autres membres de ce trio, bande de vendeurs de chaussures polis qui se réunissent le soir, si j’ai bien compris. Ils m’invitent dans trois soirs à suivre le prochain set de leur tournée des clubs de Tokyo, aux alentours de Shibuya.

Aurélien : 1 / Rock’n’roll : 0.

Shibuya, c’est vraiment pas rock comme quartier – quoi qu’il y ait d’excellents Disk Union ultra spécialisés. D’ailleurs, dans le club, à l’heure dite, il n’y a pas plus de dix pèlerins, et comme au programme nulle idole, la salle ne se remplira pas (sauf à un certain moment, je vais vous expliquez pourquoi, attendez cinq minutes).

« How are you motherfucker ! » c’est le cri d’accueil d’un type avec un passe qui pend autour du coup. Ça ne provoque que des rires. À l’époque d’Iggy Pop, le public aurait craché sur la scène !

La star de ce soir est encore un rockeur déguisé en rockeur. Un grand type longiligne qui se trémousse dans un costume blanc et qui perd beaucoup son Borsalino. Le batteur, lui, porte un Stetson. Alors notre ami est un musicien excellent, vraiment, peut-être un des meilleurs guitaristes, question technique, que j’ai pu voir en club, mais c’est encore la même gamme blues reproduite à l’infini. Ils ne savent pas, ces gens, qu’il y a eu David Bowie, Mott The Hoople, Queen… Non, la sophistication, ce n’est plus du rock.

Et maintenant, devinez pour qui la « foule » a pris possession des lieux ? Virgin Crab Band. Les mêmes dix quinquas, exactement, je les ai toutes reconnues. Aucune ne manquaient à l’appel.

Elles ont dansé, donc, sur les mêmes chansons, ont offert les mêmes cadeaux (oui, oui), sont parties à la même heure et reviendront sans doute dans trois jours, dans un autre district. Le slogan des Virgin Crab Band, fièrement affiché sur leurs écharpes promotionnelles, est  « Are you virgin ? ». Leurs groupies, c’est clair qu’elles ne le sont plus depuis longtemps.

Un commentaire

  1. […] Parmi mes acquisitions –  car on ne laisse pas passer de tels introuvables, même lorsqu’on ne sait pas de quoi il s’agit – figurait The Dwelling (1996), album composé (pour sa version coréenne donc) de deux pistes : « The Dwelling – The Melody Of The Death Mask » 59 minutes 53 secondes et « The Dwelling – The Melody Of The Death Mask (Live) » 6 minutes 50 secondes. Hélas, pourquoi poser la question ? ÉVIDEMMENT QUE C’EST DE L’HUMOUR – pour une petite analyse de l’humour dans le rock japonais, je vous renvoie par ce lien à un artic… […]

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